Le Japon au Festival de Cannes

Vous connaissez tous le festival de Cannes qui récompense les meilleurs films parmi une séléction reprenant des oeuvres de tous pays et de tous genres.
Mais qu'en est-il des films japonais à ce festival ? Cannes étant le festival le plus médiatisé, être séléctionné est déjà un gage de notoriété assez important.

 

Le premier à apparaître au Festival est Kinugasa Teinosuke. En 1953, il est en compétition pour la réalisation du film Daibutsu Kaigen (La Légende du Grand Bouddha). L'année d'après, Jigoku-mon (La Porte de l'Enfer) est en compétition Réalisation et sera récompensé du Grand Prix. Enfin, en 1959, le dernier film qu'il présente à Cannes est Shirasagi (Le Héron Blanc) en compétition Réalisation, Scénario et Dialogues et qui obtiendra la Mention.

Le deuxième réalisateur remarqué est Imamura Sadao qui présente en 1957 Shiroi Sanmyaku (Le Toit du Japon) dans la catégorie Réalisation et qui remportera le prix du documentaire romanesque avec Qivitoq d'Erik Balling. Il ne revient qu'en 1998 avec Kanzo Sensei mais Hors-Compétition.

1960, Ichikawa Kon fait sa première apparition à Cannes et il y reviendra 5 fois. Il présente à l'époque Kagi (L'Etrange Obsession) dans la catégorie Réalisation. Il obtiendra le prix du Jury. L'année suivante, il revient avec Otôto (Tendre et Folle Adolescence) toujours pour la Réalisation et obtiend avec ce film la Mention spéciale de la Commission Supérieure Technique avec le film de Youlia Solntzeva, Le Dit des Années de Feu. En 1964, il présente son dernier film en compétition à Cannes, Taiheiyo Hitoribocchi (Seul sur l'Océan Pacifique) qui ne sera pas récompensé. En 1965 et 1973, ses films sont Hors Compétition et il s'agit de Tokyo Olympiades et de Visions of Eight.

En 1963, Seppuku (Hara-Kiri) de Kobayashi Masaki est récompensé par le prix spécial du Jury. Kwaidan reçoit la même récompense en 1965. Enfin en 1969, en compétition mais non vainqueur, est présenté Nihon no Seishun (Pavane pour un Homme Epuisé).

En 1964, le réalisateur Teshigahara Hiroshi reçoit sa première récompense pour le film Suna no Onna (La Femme du Sable) qui reçoit le Prix Spécial du Jury. Ses deux films déjà en compétition auparavant, Hokusai (1954) et Kashi to Kodomo (Le Traquenard) (1963) ne recoivent pas de prix. En 1972, il présente un dernier film à Cannes : Summer Soldiers.

Les années soixante-dix sont marquées par la présence du grand Ôshima Nagisa. En 169, il présente un premier film à Cannes intitulé La Pendaison. Puis ce sera Le Journal du Voleur de Shinjuku en 1969, Il est mort après la Guerre en 1971 et La Cérémonie la même année,Yunbogi no Nikki (Le Journal de Yunbogi) (1972),le bien connu L'Empire des Sens (1976). Tous ces films dans la catégorie Section Parallèle Réalisation. Le premier film en Compétition est Ai no Borei (L'Empire de la Passion) récompensé en 1978 par le Prix de la Mise en Scène. Il a ensuite 3 autres films en compétition : Merry Christmas Mr. Lawrence (Furyo) en 1983, Max Mon Amour (Max My Love) en 1986, Gohatto (Gohatto Tabou) en 2000.

Vient ensuite le non moins célèbre Kurosawa Akira. Présent dès 1956 avec Ikimono no Kiroku (Si les Oiseaux savaient) en compétition pour la Réalisation, il revient en 1980 avec Kagemusha qui obtient la Palme d'Or ex-aequo avec Que le Spectacle commence de Bob Fosse. Ses films suivants ne sont pas en compétition officielle: A.K. en 1985 dans Un Certain Regard -Interprète, DREAMS (Rêves) en 1990 Hors-compétition, Rhapsodie en Août en 1991 Hors compétition, Mada da yo en 1993 Hors cométition.

En 1983, Narayama-Bushi-Ko (La Ballade de Narayama) d'Imamura Shôhei fait sensation et remporte la Palme d'Or. Le réalisateur avait déjà présenté Cupola en 1962 et Eijanai ka en 1981 pour Un Certain Regard. Il reveint en 1987 avec Zegen puis en 1989 avec Kuroi Ame (Pluie Noire) qui reçoit le Grand Prix de la Commission Supérieure Technique. En 1997, il reveint victorieux avec Unagi (L'Anguille) qui gagne la Palme d'Or. Il présente encore en compétition en 1998 et 2001 Kanzo Sensei et Akai Hashi no shita no Nurui Mizu de (De l'Eau Tiède sous un Pont Rouge).

1987, Shinran : Shiroi Michi (Shinran ou la Voix Immaculée) de Mikuni Rentarô remporte le Prix du Jury. C'est la dernière apparition du réalisateur et acteur à Cannes le seul prix qu'il remportera. Il avait auparavant concouru en tant qu'Interprète pour Seppuku, Kwaidan, Himiko et était nommé pour Ningen no Yakusoku dans Un certain Regard.

En 1990, Oguri Kôhei présente Shi no Toge (L'Aiguillon de la mort) qui remporte le Grand Prix et le Prix de la Critique Internationale.

La Caméra d'Or est pour la première fois remportée en 1997 par une Japonaise, Kawase Naomi, pour Moe no Suzaku. C'est le premier film qu'elle présente mais c'est loin d'être le dernier puisqu'elle revient en compétition en 2003 avec Sharasojyu (Shara) et en 2007 avec Mogari no Mori (La Forêt de Mogari) qui remporte le Grand Prix. Enfin, et dernier en date, elle présente Hanezu no Tsuki en 2011.

A partir de 2001, Kore-Eda Hirokazu entre sur scène, d'abord avec Distance puis en 2004 avec Daremo Shiranai (Nobody Knows). En 2009 il présente pour Un Certain Regard Kûki Ningyo. Il faut noter que le Festival récompense en 2004 l'acteur Yagira Yûya pour sa performance dans Daremo Shiranai.

Un autre Kurosawa, Kurosawa Kiyoshi, est récompensé en 2008 pour Tokyo Sonata pour Un Certain Regard. C'est le deuxième film qu'il présente dans cette catégorie, le premier étant Kairo (2011). Il vient à Cannes pour la première fois en 1999 avec Charisma dans le Section Parallèle Réalisation et n'a eu q'un film en compétition, Akarui Mirai en 2003.

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